Quel est l’état du marché immobilier en ce début d’année 2022 ?

État du marché pour les biens neufs, principalement en région bruxelloise : Interview de Philippe Mestach (responsable du département “Immobilier neuf”) :

Avec la crise du Covid-19 (ou coronavirus), bon nombre de développements résidentiels d’envergure ont vu leur démarrage retardé. En effet, les administrations communales ayant pour la plupart subi des fermetures ou un manque d’effectifs au cours de ces deux dernières années, il y a eu un ralentissement important dans la délivrance des permis.

Étrangement, nous avons vu apparaître dans le même temps beaucoup de constructions « à plus petite échelle » ayant obtenu un permis et qui sont rapidement sorties de terre. De nouveaux promoteurs et de petits immeubles sont donc apparus sur le marché immobilier bruxellois. Nous savons qu’il y a une forte demande pour ce type de biens et cela a donc permis de trouver un équilibre vis-à-vis de « gros » projets habituellement plus nombreux.

Dans l’analyse (ou l’observation) de l’état de santé de l’immobilier neuf, du fait d’une pénurie des matières premières, les coûts de construction ont été significativement impactés par la hausse du prix des matériaux. Cette augmentation va, selon moi, se résorber car il y a une forte concurrence dans ces domaines.

De plus, les prix de l’énergie augmentant de manière exponentielle, les gens y sont de plus en plus attentifs. Les promoteurs s’orientent donc vers des constructions peu énergivores. Les envies et les besoins des acheteurs ont évolué suite à la crise. Ils recherchent de grandes terrasses, de grands espaces de travail à la maison, etc. Les promoteurs tentent donc de s’adapter en transformant, par exemple, certaines parties communes de la copropriété en espaces de travail qui seront loués aux occupants des immeubles.

La combinaison de la pénurie de grands projets avec les coûts de constructions élevés et la mise en œuvre de techniques plus éco-responsables ont conduit à une augmentation – mais en voie de stabilisation – des valeurs (ou des prix) du marché.

Quoi qu’il en soit, on constate que l’immobilier neuf reste une très bonne valeur refuge pour les investisseurs étant donné que les prix de départ peuvent entrer dans le calcul de rentabilité pour une quinzaine d’années.

État du marché pour les biens existants, principalement en Brabant Wallon : Interview de Nicolas Wedenig (responsable de l’agence “Latour & Petit Waterloo”) :

Durant l’année 2021, nous avons accompagné les propriétaires et les acheteurs dans leurs nouveaux projets de vie. Le dernier semestre fut assez explosif en terme de visites et de demandes d’évaluation. Ce qui a découlé sur de nombreuses mises en vente.

2022 démarre sur les chapeaux de roue étant donné que les propriétaires continuent à nous faire confiance. Nous restons sur un marché d’acheteurs où les biens se font rares. Les villas étant toujours aussi prisées particulièrement celles bénéficiant d’un bel extérieur et d’un espace bureau permettant le télétravail.

Les appartements dans le Brabant Wallon restent une denrée plus rare. Pourtant, la demande est bien là que ce soit du côté des investisseurs ou des particuliers.

De nouveaux projets immobiliers verront le jour dans les mois qui suivent.

Nous restons confiants pour le marché de 2022. Nous attendons une stabilisation des prix durant les deux prochaines années vu l’augmentation des prix qu’il y a eu en 2020 – 2021.

État du marché pour les biens en location : Interview de Inès Fonsny (responsable location) :

Après une année 2021, certes chamboulée mais active sur le marché locatif à Bruxelles et en Brabant Wallon, le mois de janvier est radieux, février semble suivre !

Nous avions l’habitude que le début de l’année soit un peu frileux, cela permettait aux agents immobiliers de pouvoir contacter nos propriétaires, prendre le temps de présenter les bons vœux, etc.

L’année 2022 comme 2021 et 2020 nous amène de découverte en découverte. Les investisseurs mettent les appartements sur le marché après des rénovations faites suivant nos conseils et si le loyer demandé est juste, la location est assez rapide. En particulier si les charges ne sont pas trop élevées ou le rendement énergétique favorable.

Il est important que le bien soit libre d’occupation. En effet, notre public d’expatriés arrive grâce aux frontières à nouveau ouvertes et il désire prendre possession immédiate de leur nouvelle résidence.

Le choix ne se fait pas avant leur arrivée dans la capitale. Dès leur atterrissage, il se loge à court terme avant de sélectionner leur nouveau nid.

Pour le public vivant déjà chez nous, celui-ci nous contacte, se renseigne et programme un déménagement pour les beaux jours. Il s’inscrit dans nos fichiers via notre site internet afin de pouvoir saisir l’opportunité en avant-première.

Nous encodons ensuite leurs critères de recherche (espace extérieur, bureau, luminosité, etc).

Dès que les propriétaires nous informeront d’une mise en location imminente, nous présenterons directement la villa, la maison avec jardin ou le penthouse aux clients ayant des critères de recherche similaires au bien présenté.

Le marché de la location devient exclusif, très parallèle à celui de la vente. Les locations peuvent se faire sans passer par les annonces.

Par contre, contrairement à l’achat, les prix des loyers sont stables. Le marché ne connait pas d’augmentation conséquente à l’exception de l’indexation qui vient de faire un saut important. Le processus de l’indexation n’est pas obligatoire, il n’est pas rare que les propriétaires ne l’appliquent pas afin de favoriser la bonne relation Bailleur/Preneur.

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