Quel est le bilan de l’année 2020 ? Globalement : plutôt étonnamment positif.

En ce qui concerne notre département « immobilier neuf », l’année 2020 avait très bien commencé. En effet, de nombreuses ventes ont été réalisées en ce début d’année et plusieurs projets ont vu le jour en région Bruxelloise. Cependant, à partir de la mi-mars, le confinement a débuté. Les visites ont donc été totalement stoppées et les ventes interrompues.

À la sortie de ce premier confinement, il y a eu un regain d’intérêt particulièrement important pour les ventes de biens neufs et ce, dans la majorité des agences immobilières. Cette effervescence a légèrement fléchi durant la période estivale avant de reprendre de plus belle dès la rentrée. En septembre, nous avons effectivement pu lancer la commercialisation de nombreux projets neufs. Depuis la fin du mois d’octobre, l’activité de nos trois départements est à nouveau fortement ralentie et ce probablement jusqu’à mi-decembre au minimum.

Concernant l’immobilier résidentiel ou autrement dit les biens existants, le parcours a été relativement similaire. À la suite de cette période de confinement, le marché a également été extrêmement dynamique. L’impossibilité de faire des visites durant un trimestre a été largement compensée dès la reprise de l’activité immobilière. Il est également important de noter que nous avons réalisé des ventes dont les prix se situaient au-dessus des prix demandés par les propriétaires.

Ce dynamisme du marché est également lié au fait que les taux d’intérêt sont très bas suite à l’impact de la crise liée au virus de la COVID-19 sur les marchés financiers. Cela pousse donc les investisseurs à acheter des biens afin de les mettre en location.

Durant cette période, nous avons également remarqué une évolution importante dans les critères de recherche des acheteurs. En effet, avant le début de la pandémie, les futurs propriétaires se dirigeaient vers tous types de biens. A la suite du premier confinement, la perspective d’un éventuel reconfinement a orienté les recherches des candidats-acquéreurs vers des biens immobiliers possédant un jardin, un bureau séparé (pour les maisons) ou un coin bureau (pour les appartements). En effet, étant donné que le télétravail s’est généralisé et qu’il risque d’être d’application encore pendant une certaine période, cela devient un critère essentiel pour la majorité des acheteurs.

Quant à notre département location, celui-ci a également été à l’arrêt lors du premier confinement. En effet, notre cellule location travaille essentiellement avec les « relocations » qui sont des prestataires en contact avec les expatriés.

Le trafic aérien ayant été suspendu durant plusieurs mois, de nombreux expatriés n’ont pas pu venir en Belgique pour visiter des biens et s’y installer étant donné que tous les déménagements étaient interdits. Ensuite, entre le mois d’avril et le mois de septembre, nous avons constaté un redémarrage du service location notamment pour les expatriés qui ont pu venir plus tôt en Belgique pour des raisons professionnelles et ainsi emménager.

Depuis fin octobre et l’annonce du second confinement, nous mettons en place des visites virtuelles afin de permettre aux futurs locataires de planifier leur emménagement en Belgique. Ce procédé correspond parfaitement à cette clientèle, déjà bien habituée à travailler de manière virtuelle.

Quelles sont les perspectives pour l’année 2021 ?

Si nous sommes optimistes, nous sortirons du confinement à la mi-décembre. Néanmoins, nous ne sommes pas à l’abri d’un troisième confinement et nous allons donc en tenir compte dans les perspectives d’avenir. Au niveau des constructions neuves, il faut savoir que les projets continuent à voir le jour et ce même en périodes de confinement. En effet, certains permis sont octroyés par les communes étant donné que durant ce confinement, les instances urbanistiques restent ouvertes. Nous continuons donc à commercialiser approximativement un nouveau projet par mois. Je pense que les développements résidentiels neufs vont attirer d’une part les investisseurs, et d’autre part, les résidents qui, suite au confinement, auront vu leurs critères de recherche évoluer comme expliqué précédemment. Les acheteurs se dirigeront ainsi vers des biens avec jardin, terrasse ou/ et coin bureau. Il est important de noter que la grande majorité des appartements en immobilier neuf possèdent, au moins, une terrasse et/ou un jardin.

Pour le marché résidentiel existant, nous serons sans doute dans la même configuration. Pour ce qui est de la location, je pense que c’est un marché qui se rétablira encore plus vite car les expatriés sont toujours là. Ils emménageront donc à Bruxelles pour le travail et ce pour une durée moyenne de 3 à 5 ans. Selon moi, étant donné les « coups de freins » imposés durant cette année aux candidats acheteurs et locataires, le secteur de l’immobilier sera certainement très actif et dynamique en 2021.

interview de Philippe Mestach, responsable immo neuf chez Latour&Petit

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